Sois réaliste, demande l'impossible !

Sois réaliste, demande l'impossible !
Titre : Sois réaliste, demande l'impossible !

Auteur : Erwan Malefoy

Disclaming :
Certains personnages, lieux et décors appartiennent à J.K Rowling, les Kaulitz s'appartiennent à eux-mêmes et le reste, c'est à moi.
Touches à Shin © et j'te découpe en taches comme si t'étais une part de quiche avec mon épée Durandil !

Genre :
Romance/Drama/Humor, Twinceste, Crossover & Real People Slash

Oui ça fait beaucoup, mais j'aime les mélanges de genres.
Pour ceux qui ne sauraient pas “Crossover” signifie que la fiction présente un mélange d'univers de plusieurs séries ici Harry Potter et Tokio Hotel. La “Twinceste” est une histoire d'amour entre jumeaux et “Real People Slash” signifie que la Fiction utilise des personnes réelles vivant des aventures follement gays.

Pairing : Draco/Harry et Bill/Tom
Enfin c'est ce qui est prévu initialement. Après je ne m'interdirais pas quelques petits couples par ci, par là (par exemple un tout petit minuscule Shin/Bill ou Shin/Draco et pourquoi pas Bill/Harry, soyons fous !)

Rating : M - [R]

Avertissement :
Relations homosexuelles, homophobes s'abstenir

Et un grand et immense merci à ma Bêta : Clémence pour son aide précieuse.

Je ne ferais pas de pub pour cette fiction aussi je n'accepterai pas les pubs des autres
merci d'en prendre compte de ne pas polluer mon blog


Je suis comme d'habitude sur différents annuaires :


Je pense qu'il est bon de vous informer de la progression de l'écriture aussi :
♂ Prologue : Vergessen Kinder - En ligne
♂ Chapitre 1 : Freunde Bleiben - En ligne
♂ Chapitre 2 : Gegen Meinen Willen - En ligne
♂ Chapitre 2 : Bonus - En ligne
♂ Chapitre 3 : Jung Und Nicht Mehr Jugendfrei - En ligne
♂ Chapitre 4 : Der Letzte Tag - En ligne
♂ Chapitre 5 : Hilf Mir Fliegen - En ligne
♂ Chapitre 6 : Schwarz - En ligne
♂ Chapitre 7 : Lass Uns Hier Raus - En ligne
♂ Chapitre 8 : Ich bin nich' ich - En ligne
♂ Chapitre 9 : Theme Nr. Eins - En ligne
♂ Chapitre 10 : Stick Ins Glück - En ligne
♂ Chapitre 11 : Schrei - En ligne
♂ Chapitre 12 : ? - En rédaction
♂ Chapitre 13 : ? -
♂ Chapitre 14 : ? - En rédaction
♂ Chapitre 15 : ? -
♂ Chapitre 16 : ? -
♂ Chapitre 17 : ? -
♂ Épilogue : ? - En rédaction

# Posté le mercredi 18 février 2009 10:49

Modifié le mercredi 14 octobre 2009 09:49

Personnes à prévenir

Personnes à prévenir
je rapelle que je poste les 1er et les 15 du mois donc ça ne devrait pas poser trop de problèmes


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=)

E.M.

# Posté le jeudi 19 février 2009 05:00

Modifié le samedi 14 mars 2009 12:59

Prologue : Vergessen Kinder

Prologue : Vergessen Kinder

(Nerveux)

Pouloulou...

Je commence ma toute première fiction dans l'univers d'Harry Potter.

J'espère être à la hauteur ^.^

Vous ne pouvez pas savoir à quel point j'angoisse à l'idée de nous présenter mes personnages, leurs vies et leurs histoires de coucheries. Je prie pour que cela vous plaise !

Pour ce qui est de la tournure que va prendre la fiction, j'en ai une idée assez précise même si je n'ai pas beaucoup écrit. Mon histoire est pour les amateurs de Slash(<=>YAOI), d'histoires d'amour impossibles, de personnages torturés et d'humour un peu spécial.

Sinon en ce qui concerne la fréquence du postage, elle sera régulière : je posterai tous les 1er et 15 du mois ou dans la semaine suivante. Cependant, il se pourrait que parfois, dans une impatience extrême d'avoir votre avis, je dise merde au calendrier et poste quand ça me chante ! Mais je ferais tout ce qui est en mon pouvoir (on dirait que je parle de sauver le monde...) pour ne pas être en retard.

Enfin, assez blablaté !

Place à la fanfiction !

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Prologue : Vergessen Kinder

« Draco Lucius Malefoy est appelé à la barre. »

Dans le box des accusés, un jeune homme se lève et s'avance. Il fixe d'un air impassible ceux qui, dans quelques minutes, vont sans nul doute l'envoyer croupir à Azkaban pour le restant de ses jours.

Ses cheveux blonds sont, certes, d'une propreté douteuse et sans le moindre éclat. Son regard gris n'exprime peut-être plus aucune émotion et semble vide. Ses vêtements ne sont plus aussi impeccables qu'autrefois. Mais, droit et fier, il garde la tête haute, dans une attitude noble et hautaine.

Ses sourcils clairs frémissent légèrement, trahissant sa peur l'espace d'une seconde. Mais ce garçon ne laisse jamais transparaître ses sentiments. Il n'a jamais peur. Pourquoi ? Car il reste un Sang-Pur, issu de la plus grande lignée de sorciers du monde, un Malefoy. Il en est le dernier représentant et, même entaché, sali et traîné dans la boue, son nom impose le respect et le silence dans l'assistance.

« Draco Lucius Malefoy est accusé de complicité avec Voldemort, vaincu au début de l'été par le célèbre Harry Potter. Il s'est, entre autres, rendu coupable de l'assassinat d'Albus Dumbledore. En raison de son jeune âge, le châtiment exigé est une peine de seulement 50 ans à Azkaban. Nous tenons à rappeler au Mangenmagot que Narcissa et Lucius Malefoy ont déjà été condamnés à être dépossédés de leur âme et que l'accusé a aidé, nombre de fois, ses parents dans leurs maléfiques entreprises. »

Le président du Conseil marque une pause, laissant les murmures emplir la salle. Ils sont venus nombreux, très nombreux pour assister au Grand Procès de la Guerre Noire, comme on l'appelle désormais. Tous les anciens Mangemorts venaient d'être jugés et envoyés à Azkaban sans plus de formalités. Avec Draco, le procès des 17 ans et des mineurs venait d'être inauguré.

« Que ceux et celles qui sont pour une condamnation lèvent la main. »

Voilà à quoi se résumait chacun de ces pseudo- procès. Les juges levaient la main et l'accusé était envoyé à Azkaban. Pas d'avocat, pas de témoin. Un jugement expéditif sous la terrible soif de vengeance des morts. Les trop nombreux morts.

Une voix rauque vient briser le calme apparent.

« Témoin de la défense : Harry James Potter ! »

Un garçon aux cheveux bruns totalement indisciplinés et aux yeux d'un vert brillant s'est levé. Ce garçon, tout le monde sans exception le connaît. Il est Le Sauveur, l'Élu, Celui-qui-a-survécu.

Il fixe à présent le président de jurés du même regard que le blond menotté derrière la barre. C'est bien la seule chose qui les rapproche : cette fureur, cette passion dans leurs yeux.

Confus, le juge se met à bredouiller.

« M-Monsieur Ha-Harry P-Potter est-est a-appelé à-à témoi-moigner. »

Décidé, le jeune homme s'avance vers le centre de la salle.

Dans le box des accusés, s'il est surpris, Draco n'en laisse rien paraître. Sauf si on considère cette étincelle traversant un instant ses yeux jusqu'alors éteints.

Mais Harry prend la parole.

« Jusqu'à présent, je vous ai laissé faire. Tous les Mangemorts jugés, si on peut appeler ça un jugement, sont entièrement responsables de leurs actes, même si je trouve le châtiment horrible et totalement inhumain. D'autre part, Voldemort ne laissait pas de choix à ses complices : ou ils exécutaient ses ordres, ou ils étaient tués. Prenons pour exemple Narcissa Malefoy, il lui aurait été difficile de quitter les rangs de Voldemort quand on sait qu'il tenait son fils unique en otage. Car qui ? Qui dans cette salle aurait risqué la vie de son enfant, sa chair, son sang pour nous suivre dans notre combat contre Voldemort ? Soyez honnêtes, levez la main puisque vous savez si bien le faire ! »

Les jurés se tortillent sur leur fauteuil sans oser lever les yeux vers cet adolescent un peu trop rebelle, mais surtout un peu trop célèbre. Dans le public, quelques exclamations outragées se font entendre. Harry continue pourtant.

« Mais il est vrai qu'elle suivait déjà Voldemort avant la naissance de Draco, aussi est-elle coupable. Revenons maintenant à cet adolescent de 17 ans, vous m'avez bien entendu, 17 ans et, dans un même temps à tous ces autres mineurs », et Harry insiste bien sur le mot “mineurs”, « sur le point de subir un jugement hâtif, sans la moindre chance de se défendre, sous le coup de la vengeance, de votre vengeance, de notre vengeance à tous ! »

Le malaise s'installe dans l'assistance. Enfin l'injustice de cet absurde procès est dénoncée.

« Sont-ils responsables ? Est-ce qu'un gamin de 17, voir moins, à qui on a répété depuis sa naissance que les moldus étaient des sous-hommes et Voldemort un roi, est responsable ? Oseriez-vous envoyer ces jeunes en prison pour avoir écouté leurs parents ? Oseriez-vous gâcher ces vies, les empêchant à tout jamais d'aimer ? Car pensez-vous peut-être qu'en 17 petites années, on ait pu avoir la chance de connaître l'amour ? Surtout quand MOI, je me suis battu pour que ce putain d'amour existe ! Cracheriez-vous sur tout ce que j'ai fait et sacrifié », nouvel accent sur “sacrifié”, « pour vous donner un avenir ? Pour nous donner un avenir ! »

Harry plaide avec cette passion et cette rage qui lui est si caractéristique. Il enflamme l'assemblée qui l'écoute religieusement.

« Quant à la mort de Dumbledore, Draco en est-il responsable ? J'ai été témoin de cette scène et je me souviens très bien des paroles de Draco alors qu'il tendait, tremblant, sa baguette vers Dumbledore : “Vous ne comprenez pas, il tuera mes parents et me tuera aussi !” »

Au premier rang, Mrs. Weasley essuie une larme. Ron la fusille du regard et grogne tout bas contre Harry. Qu'est-ce qu'il lui prend de jouer les héros nobles et magnanimes ?! C'est tout de même de Malefoy dont on parle ! Mais Hermione lui donne un coup de coude et lui chuchote quelque chose. Le rouquin semble se calmer.

De son côté, Malefoy scrute le brun, cherchant peut-être dans ses yeux une lueur de malice. Se demandant peut-être à quel moment ce balafré allait clamer : « Je plaisantais, envoyez-le moisir en taule ! Ça t'a plu de croire que j'allais te sauver Malefoy, hein ? ». Et à ce moment-là Potter éclaterait de rire et le blond se ferait un plaisir de lui cracher à la gueule avant d'être emmené. Mais les yeux du garçon rayonnaient de sérieux et de détermination.

« D'autre part, Draco m'a sauvé la vie. Draco nous a tous sauvé. »

Les murmures se font de plus en plus forts et envahissent la salle.

Cette fois, le jeune Malefoy ne parvient pas à masquer son incompréhension et ses mains tremblent, accrochées à la barre. C'est une blague ?!

Le Gryffondor, impassible, continue son discours.

« Je vais vous raconter une petite histoire. Il était une fois Albus Dumbledore qui possédait la plus puissante baguette du monde : la baguette de Sureau. Un jour, Draco Malefoy désarme le sorcier avant que celui-ci ne soit tué par Severus Snape. Qui devient le maître de l'extraordinaire baguette ? Draco Lucius Malefoy. Mais arrive Harry Potter. Il arrache sa baguette à Draco lors d'un combat. C'est maintenant lui le possesseur de la baguette de Sureau. Enfin apparaît Voldemort. Comment Harry parvient-il à le vaincre ? Grâce à la baguette de Sureau. Grâce à Draco. »

Le silence tombe.

Plus personne n'ose prononcer le moindre mot, ni même faire le moindre geste.

Les minutes s'écoulent lentement. Autant de minutes qui paraissent des heures au garçon derrière la barre.

Enfin, le président du Mangenmagot se décide à clore le procès.

« Que ceux et celles qui sont pour une condamnation lèvent la main. »

Deux mains se lèvent, timides.

« Que ceux et celles qui sont pour l'abandon de toutes les charges lèvent la main. »

La quasi-totalité des mains se lèvent, décidées.

« Les charges à l'encontre de Draco Lucius Malefoy sont abandonnées. »

Le coup de marteau résonne dans la salle, comme le tonnerre d'applaudissements qui éclate soudainement.

Les gardes viennent retirer les menottes ensorcelées emprisonnant encore l'héritier Malefoy.

Celui-ci ne semble pas réaliser ce qu'il lui arrive.

Il est libre.

Libre grâce à Harry Potter.

Harry Potter qui ne l'a pas regardé une seule fois.

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Voilà, c'est la fin de ce prologue.

J'espère que cela vous a plu ^.^

N'hésitez pas à me faire part de vos réactions et surtout de vos théories quant à la suite, c'est ce que je préfère !

Bisous à tous

À dans deux semaines !

E.M.

# Posté le mercredi 18 février 2009 10:52

Modifié le jeudi 19 février 2009 09:28

Freunde Bleiben

Freunde Bleiben

Bonjour tout le monde !
Pas sûr de pouvoir poster ce week-end alors : voilà le 1er chapitre un peu en avance !

Comme je l'espérai, le côté Harry Potter vous a beaucoup plut !
Dans ce chapitre, les anciens de "Tout le monde change" vont être comblés !
Vous avez constaté que je ne poste pas souvent.
Mais pour me faire pardonner, mes chapitres font 10 pages word !
Maintenant la suite.


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Chapitre 1: Freunde Bleiben


Harry erre dans le Poudlard Express à la recherche d'une place. Enfin... D'une place...
D'un compartiment, si possible vide, où personne ne le bassinerait avec son tout nouveau statut de “Héros”. Après Le-Garçon-Qui-A-Survécu et L'Élu, il ne manquait plus que Le Héros à son palmarès. Comme si ça l'amusait de se faire sauter dessus dès qu'il met les pieds quelque part ! D'ailleurs, le brun a pris l'habitude de se promener sous sa cape d'Invisibilité. Manquant, encore une fois, de se faire exploser les tympans en examinant un compartiment, Harry se met à regretter d'avoir laissé sa fameuse cape dans sa valise.

À noter qu'il doit chercher une stupide place car Ron et Hermione, en tant que Préfet et Préfette-En-Chef, sont dans un wagon à part et qu'il ne voulait pour rien au monde se retrouver avec Ginny. Ginny qui n'avait rien trouvé de mieux que de s'installer avec ses amis Neville et Luna.

Il faut dire qu'un face à face avec une ex n'est jamais très agréable. Surtout quand on s'est comporté en véritable salaud en la faisant espérer pendant un an pour ensuite changer brusquement d'avis.

Tous avaient été surpris par sa rupture avec la jeune fille aux cheveux de feu, il y a quelques jours de ça, alors que cela faisait à peine un mois qu'ils s'étaient remis ensemble. Son meilleur ami Ron, accessoirement frère de Ginny, avait essayé de lui soutirer d'avantage d'informations, mais Harry était resté inflexible. Personne ne devait savoir. Ses réflexions sur sa... Sa... Son orientation, voilà le mot ! Ses réflexions sur son orientation ne regardaient que lui ! Même pas Hermione qui, toujours aussi curieuse et perspicace, avait laissé passer une subtile allusion à propos d'un certain blond, d'un certain regard et d'une certaine rougeur aux joues.

Énervé, Harry ouvre, non sans douceur, une porte au hasard. C'est maintenant non sans gêne qu'il se retrouve face à un groupe de Serpentard. Ces mêmes Serpentard qu'il a “sauvés” d'Azkaban la semaine précédente. Ils lui sourient timidement avant que le brun ne referme la porte prestement. Sur ce coup-là, Harry est content de lui.

MacGonagall, la nouvelle directrice de Poudlard, avait accepté que les élèves ayant quitté l'école l'année précédente à cause de la guerre puissent reprendre leurs études là où ils les avaient arrêtés. Pour le plus grand bonheur d'Hermione. Mais aussi le sien et celui de Ron, plus mitigés, souhaitant toujours entreprendre une carrière d'Auror.

Cette fois, Harry est arrivé au fond du train. Il rentre dans le dernier compartiment en croisant les doigts pour ne pas tomber sur une meute de filles hystériques. Par chance, il n'est occupé que par un seul garçon enroulé dans sa cape. La tête contre la vitre, il semble dormir. À sa taille, il doit être dans les plus grandes classes de Poudlard. Harry le connaît sûrement, mais son visage est masqué par sa capuche. Le brun repère rapidement l'écusson de la maison Serpentard : vert et argent. Il note que les chaussures noires du garçon sont cirées et ne sont certainement pas de seconde main. Tout comme la cape visiblement neuve. Harry ne peut s'empêcher de penser à son rival. Cependant la plupart des Serpentard sont issus de familles aisées voir nobles, aussi cela ne veut rien dire.

Le Gryffondor s'installe en face de cet inconnu. De toute manière, il n'a pas d'autres alternatives. Il observe quelques minutes les poteaux électriques et les vaches défiler par la fenêtre.

« Potter ? »

Visiblement, le Serpentard s'est réveillé. Harry se raidit brusquement au son de cette voix : traînante et glaciale.

L'autre garçon retire son capuchon, révélant ses cheveux blonds si reconnaissables et plaqués par le gel. Il se redresse en ouvrant sa cape d'un geste calme et maîtrisé, comme toujours. Sa chemise blanche, parfaitement repassée, et cette cravate aux couleurs de sa maison impeccablement nouée renforcent l'apparence aristocrate du jeune homme. À moins que ce ne soit cet air supérieur accentué par son nez pointu, ses lèvres pincées et sa peau trop pâle. Quoi qu'il en soit, son port de tête, droit et fier, n'a pas changé. Il est resté le même petit péteux que celui qu'il avait rencontré dans une boutique de vêtements, il y a sept ans.

« Malefoy... »

Les deux hommes se fixent, s'observent, se toisent.

Les yeux gris de Draco, éteints depuis maintenant près d'un an, semblent s'être rallumés. Est-ce par la perspective d'un nouveau départ avec Harry ? Certainement pas. Au contraire, l'hostilité qu'il redécouvre sur le visage du brun lui prouve au contraire que rien n'a changé. Sa vie n'a cessé d'être bousculée ces derniers mois et il a affreusement besoin de repères, même s'il préfèrerait se couper la langue plutôt que de l'avouer. Sa haine envers Harry, toujours intacte malgré les années, est un repère, quoi qu'on en dise.

Il dévore le Gryffondor du regard. Ses antiques lunettes rondes ont disparu. Il a dû découvrir la joie du port des lentilles car il est bien trop idiot pour réussir un sortilège de Rétablissement De Vision. À moins que sa copine la Sang-De-Bourbe ne s'en soit chargée à sa place, comme toujours. N'étant plus caché par ses affreuses binocles, le vert de ses yeux étincelle sous les rayons de soleil traversant la fenêtre. C'en est presque déconcertant pense le blond. Mais le balafré, fidèle à lui-même, est toujours coiffé n'importe comment et Draco ne croit pas que cela changera un jour. Sinon il est tout de même mieux habillé qu'avant : à la moldue avec une veste noire sur un T-shirt rouge imprimé, un jean et des ... Converses si Draco se souvient bien des marques moldues. Bref, il est devenu le parfait adolescent de 18 ans. Enfin parfait... Le typique, basique, banal adolescent de 18 ans !

De son côté, Harry se prépare déjà aux questions de Malefoy, imminentes.

« Pourquoi ? »

Gagné...

« Je pense l'avoir déjà dit lors du procès. Il me semble pourtant que tu étais présent, non ? » fait remarquer Harry, non sans plaisir de rembarrer le Serpentard.

« Je croyais qu'on se détestait et que tu aurais été heureux de me voir enfermé avec mes Mangemorts de parents. » grince le Malefoy d'un ton méprisant.

Celle-là aussi, Harry l'attendait.

« Rassure-toi. Je te hais encore et ce n'est pas près de changer. Mais je ne suis plus un gamin animé de désirs de vengeance. Et je te devais bien ça non ? »

Malefoy scrute sans un mot les yeux de Potter de son regard perçant. Ou peut-être se noie-t-il dedans...

« Par deux fois, tu m'as sauvé la vie. Indirectement, certes, mais c'est quand même à cause de toi. J'ai le sens de l'honneur, moi, et il faut dire aussi que je ne supportais pas l'idée de te devoir quelque chose. » rajoute le Gryffondor du bout des lèvres comme si ces mots le brûlaient.

Ignorant la réticence visible d'Harry à lui parler, Draco le questionne encore de la même voix traînante :

« Le coup de la baguette de Sureau, okay. Mais la deuxième fois ? »

« Ta mère »

Le Serpentard écarquille les yeux, sous le choc.

« Quand j'étais allongé, comme mort, c'est elle qui est venue constater mon décès pour Voldemort. Elle avait bien vu que j'étais vivant mais elle m'a demandé si tu étais en vie et en sécurité. J'ai répondu que c'était le cas et elle a déclaré à Voldemort que j'étais mort. C'est grâce à elle que j'ai pu le prendre par surprise. Je ne pouvais éviter la prison à ta mère, mais je pouvais le faire pour son fils. » explique Harry.

« Je n'ai donc pas de dette envers toi. »

« Pas la moindre. Nous ne nous devons rien. »

Draco semble alors soulagé. Il est vrai qu'il ressassait depuis une semaine le fait qu'il doive quelque chose à ce crétin de Potter.

Harry est d'ailleurs surpris de percevoir ce soulagement sur le visage de Malefoy. Comme si le procès avait percé sa carapace d'homme totalement insensible et distant.

Le silence s'installe entre les deux adolescents.

Harry commence à jouer avec sa baguette, les yeux dans le vague alors que Draco décide de regarder bêtement défiler le paysage.

***

Lucius Malefoy se met à genoux devant son fils et lui prend les mains. Pour la première fois, on peut distinguer nettement du remord, de l'amour et même de la tendresse dans son regard. Autant d'émotions qu'il avait appris à cacher pendant toutes ces années.

« Draco »

Sa voix tremble.

Le jeune Malefoy ne comprend pas. Il ne comprend pas pourquoi son père, autrefois si noble et si souverain, s'agenouille soudain devant lui, ni pourquoi lui-même a envie de pleurer en voyant son père au bord des larmes.

« C'est, j'en ai bien peur, la dernière fois que je te vois et je le regrette amèrement. Aussi, avant que nous soyons jugés et envoyés en prison, je voulais te demander pardon. Pardon de t'avoir entraîné avec nous dans notre chute et d'avoir foutu ta vie en l'air. Tu es mon fils et j'aurais aimé que tu puisses vivre libre. Si tu es condamné, ce que je crains fort, nous ferons appel. Nous sommes prêts à nous sacrifier, ta mère et moi, à connaître le pire, à donner notre âme aux Détraqueurs pour que tu soies gracié. Nous ferons tout, et je dis bien tout , ce qui est en notre pouvoir. D'autre part... Je ne te l'ai jamais dit et... Je le regrette mais... Je t'aime et... Je suis très très fier de toi, de l'homme que tu es devenu. Tu es magnifique, tu es intelligent... Tu as tout pour réussir. Tu portes avec justesse et honneur notre nom. Je... Je t'aime Draco... »

Sans un mot, mais non sans émotion, l'adolescent embrasse le front de son père. Lucius caresse du bout des doigts la joue pâle de son fils, son sang, toute sa réussite.

Toujours plus démonstrative, Narcissa vient serrer Draco contre sa poitrine en sanglotant. Elle joue doucement avec les fins cheveux blonds de son fils chéri qu'elle risque fort de ne plus jamais revoir.

Draco étouffe. Non pas sous l'étreinte de sa mère, mais sous les sentiments. Tant de sentiments dissimulés explosant soudainement chez ses parents. Sous ses propres sentiments également. L'amour, la tristesse, et la peur.

« Madame, Messieurs, le procès va avoir lieu. »


***

Draco sort de ses pensées, le visage un peu assombri.

Son cher et tendre Potty a été rejoint par cette stupide belette rousse qui lui sert de meilleur ami et la Sang-De-Bourbe bien trop intelligente.

Ils parlent à voix basse en lui jetant quelques petits coups d'½il pas du tout discrets.

Le Serpentard grince :

« Un problème ? »

Les trois Gryffondor se mettent à rougir. La jeune fille aux cheveux frisés bafouille :

« On disait juste que ton sort n'était pas très enviable et que... Ça devait être horrible pour toi de perdre tes parents de cette manière... »

« C'est très gentil à vous de vous inquiéter pour moi mes chéris, mais je n'ai nul besoin de votre pitié si affreusement et gryffondoriennement ... Pitoyable ? Navrante ? Minable ? »

« Tu sais où tu peux te la mettre, notre pitié ?! », s'écrit Ron.

« Harryyyyyyyyyyyyyy !!!!!!!!!!!!!!!!!! »

Une tornade violette explose dans le compartiment. Les trois Gryffondor font un bond de surprise. Imperturbable, Draco se lève immédiatement, tire sa baguette et l'appuie violement sur le cou de l'intrus. Il siffle sournoisement :

« Donne-moi une bonne raison de ne pas te jeter un sort pour m'avoir percé les tympans... »

« Je suis le neveu de MacGonagall. »

« C'est pas suffisant. »

« Euh... J'ai toujours préféré les blonds ! » L'inconnu gratifie le Serpentard d'un sourire de publicité. Ce qui, au grand, énorme, gigantesque étonnement du trio resté assis, semble fonctionner à merveille. Draco range sa baguette sans pour autant perdre son air hautain, pivote sur ses talons et se rassoit sans un mot.

Harry fixe cet... Énergumène quelque peu... Particulier !

Tout d'abord, et ce n'est pas chose commune, même chez les sorciers, il a les cheveux bleus. Oui, totalement bleu électrique et assez longs pour un garçon, ils sont tout ébouriffés et virevoltent dans tous les sens sous le sautillement incessant du jeune sorcier. Ses yeux dorés, sont outrageusement entourés d'un maquillage charbonneux et ses ongles sont d'un bleu coordonné avec ses cheveux. Il est drapé dans une longue cape violette et porte en dessous une chemise noire et un slim assorti qui lui collent à la peau, mettant ainsi en valeur sa silhouette fluette.

« Je rêve ou Harry Potter est en train de ME mater ?! »

Le concerné grimace comiquement alors que Ron ouvre, enfin a gardé ouverts ses yeux comme des soucoupes volantes car ils l'étaient déjà. La jeune femme, elle, manque de s'étouffer, si elle ne l'avait déjà fait au moment où ses yeux s'étaient posés sur l'étrange garçon.

« Et toi le blond arrête, tu m'uses la peau ! »

« Tu ne devrais pas dire ça. Certains donneraient leur âme pour que je les use comme je le fais avec toi », répond Draco du tac au tac.

Le jeune homme aux cheveux bleus plonge son regard doré dans celui d'argent du Malefoy.

« Tu as raison. Use-moi autant que tu veux. Tu pourras même m'user avec tes mains plus tard. »

« Ce sera avec plaisir » susurre le blond de sa voix traînante et diablement excitante en se léchant les lèvres.

Les yeux de Ron ont maintenant atteint la taille d'un vaisseau mère. Hermione est aux prises d'un fou rire muet et se tortille sur son siège, pliée en deux.

Harry a suivi cette conversation d'un air débile et ahuri. Il n'en retient qu'une seule et unique chose qui tourne, tourne et retourne dans sa tête :

Malefoy est gay.

Malefoy – est – gay.

M-a-l-e-f-o-y est g-a-y.

D-r-a-c-o L-u-c-i-u-s M-a-l-e-f-o-y e-s-t h-o-m-o-s-e-x-u-e-l.

Ce connard d'enculé de blond merdeux fils de pute prout-prout-ma-chère de mes deux doublé d'un salaud de première classe d'enfoiré est un homme qui aime les hommes !!!

« HARRY !!!!!!! »

Le brun sursaute.

« Quoi ? Quoi ? Quoi ? »

« Il a toujours l'air aussi débile ? » questionne le nouveau venu.

« Toujours. » acquiesce Draco en soupirant.

« Au fait, je ne me suis pas présenté... »

« Si tu es le neveu de la vieille. »

« ... Oui enfin... Shin MacGonagall, je viens de Beauxbâtons en France et je compte faire ma dernière année à Poudlard. »

« Laisse-moi te présenter les trois glandus ici présents. » répond le Serpentard mollement. « La fille qui n'a, malheureusement pour mes insultes, plus de dents de lapin, c'est Hermione Granger, la Sang-De-Bourbe-En-Chef et Miss Je-Sais-Tout amoureuse de sa bibliothèque. »

La jeune fille rougit jusqu'aux oreilles, mais ne réplique pas.

« Le pauvre type aux cheveux roux et aux taches de rousseur et qui n'a visiblement pas assez d'argent pour se payer un pantalon à sa taille, c'est la belette, marié avec sa main droite ou tout simplement Weaslaid le ... cinquième ou sixième du nom je ne sais plus, il faut dire qu'ils ne perdent pas leur temps dans leur porcherie de baraque. »

« Je m'appelle Ron, Ronald Weasley !  » fulmine le rouquin en serrant le point.

« Et alors ?  » lâche Malefoy d'un ton hautain. « Et pour finir, le célèbre, le pauvre petit orphelin, le grand balafré, le seul et l'unique Monsieur-Je-Ne-Sais-Pas-Que-Les-Peignes-Existent plus connu sous le nom de Harry Potter ! Ou Potty, pour les intimes.  »

« D'accord !  » sourit Shin en pouffant.

Mais Harry ne compte pas se laisser faire.

« Tu as oublié le plus important ! Très cher Shin, je te présente l'unique rejeton de Monsieur Mangemort et Madame Blondasse, dernier de la famille Bourrée-De-Fric, ne supportant rien d'autre que la soie sur son pauvre petit corps si fragile et fiancé avec son pot de gel : Draco Lucius Malefoy ou J'me-La-Pète-Man  »

Il ne fallut qu'une demi-seconde à la baguette de Draco pour se retrouver appuyée sur le cou d'Harry. Dans un même temps, une autre baguette se retrouva enfoncée dans le ventre du blond.

« Encore un mot et je te tue ! »

« Essaye un peu pour voir... »

Les deux garçons se toisent, tremblants de colère et de haine. La pauvre Hermione tente en vain de les raisonner.

« Ne vous battez pas ! Vous allez vous prendre un mois de retenue avant même d'être arrivés à Poudlard ! »

« Laisse-les faire 'Mione, tu sais très bien qu'Harry va gagner. »

« Bon euh... », commence Shin un peu dépassé par la situation, « Le premier qui jette un sort je... Et merde ! Arrêtez ! »

Mais Harry et Draco semblaient n'avoir aucune envie de se détacher. Les yeux dans les yeux, ils se fixaient étrangement. Sur leurs visages se mélangeaient tant d'expressions qu'ils en devenaient indéchiffrables. La colère, la détermination et la haine se confrontaient avec violence à la stupeur, l'incertitude et la peur à travers des dents serrées, des fronts plissés, des sourcils levés.

Les trois autres adolescents se turent face à ce spectacle et sous cette tension de l'air, effrayante.

Harry était assis, l'une des mains agrippée à la chemise du bond, l'autre à sa baguette. Draco demeurait debout, une main crispée sur les cheveux bruns et l'autre autour de son arme. Ils ne bougeaient pas, seules leurs poitrines se soulevaient au rythme de leurs respirations, saccadées.

Cheveux blonds contre cheveux noirs.

Regard gris contre regard vert.

L'indifférence contre la passion.

La glace contre le feu.

Ils sont trop différents. Beaucoup trop différents.

Et en même temps, tout les rapproche.

Entre eux, aucun équilibre n'est possible. C'était la haine, ou l'amour.

Mais il y a sept ans, un petit brun à lunettes n'a pas serré la main d'un petit blond prétentieux.

Ce qu'ils pensent ?

Harry révise probablement ses sorts. Draco tente sans doute de choisir entre le Doloris et le sortilège de Mort.

Mais peut-être qu'Harry se demande pourquoi il s'enflamme autant. Peut-être que Draco se demande pourquoi ces yeux verts l'empêchent de lancer son sortilège.

Mais ce ne sont pas ces pensées qui détourneront les deux adolescents de leur altercation.

C'est tout autre chose...

« Shiiiiiiiiiiiiiiiin !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! »

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C'est fini !
Alors qui c'est ? Qui c'est ?
Des pronostics sur la suite ?

Vous pouvez aller laisser une petite appréciation de "Soit réaliste" sur les différentes annuaires :



Merci ^^

Au 15 mars (environ) !

Le fan-club de Shin c'est ici !

E.M.

# Posté le samedi 21 février 2009 08:56

Modifié le jeudi 26 février 2009 13:34